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Chiots de Race

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Comment reconnaître une arnaque au chiot

4 min de lecture · mis à jour le 9 octobre 2026

Chaque année, des familles versent un acompte pour un chiot qui n’existe pas. Les escrocs copient des photos d’élevages réels, créent des sites en quelques heures et jouent sur l’urgence. Les signaux d’alerte sont pourtant presque toujours les mêmes : voici comment les repérer, comment vérifier un vendeur et quoi faire si vous avez déjà payé.

Les signaux qui doivent vous arrêter

  • Le vendeur refuse toute visite. Il invoque l’éloignement, un déménagement, un séjour à l’étranger, et propose de « livrer » le chiot. Un éleveur sérieux vous reçoit et vous présente la mère.
  • Le paiement passe par des moyens intraçables : coupons PCS ou Transcash, Western Union, mandat cash, cartes cadeaux, crypto-actifs, virement vers un compte étranger au nom d’un particulier.
  • Des frais s’ajoutent au fil des messages : transport, cage « homologuée », assurance, vaccin, « caution douane ». Les services douaniers ont publié une alerte sur ce scénario de chiot « bloqué à la douane ».
  • Le contact se fait uniquement par WhatsApp, SMS ou messagerie, jamais par téléphone fixe ni sur place.
  • Le prix est anormalement bas pour une race recherchée, ou le chiot est « donné contre les frais de transport ».
  • Le site est récent (nom de domaine créé il y a quelques semaines), sans mentions légales, sans adresse vérifiable, avec des textes génériques valables pour plusieurs races.
  • Aucun numéro SIREN, aucun numéro d’identification dans l’annonce, alors que la loi les impose.
  • Confusion LOF / LOOF : le LOOF est le livre des origines… des chats. Un « chiot inscrit au LOOF » trahit un texte copié-collé.
  • Les photos ne collent pas : décor qui change, chiots trop âgés pour l’âge annoncé, images que l’on retrouve ailleurs avec une recherche d’image inversée.

Un chiot ne peut pas arriver de l’étranger avant 15 semaines

Pour entrer en France depuis un autre pays, un chiot doit être identifié et vacciné contre la rage. Le vaccin ne peut être fait qu’à partir de 12 semaines et n’est valable qu’au bout de 21 jours : un chiot importé ne peut donc pas voyager légalement avant 15 semaines environ. Une annonce qui propose un chiot de 8 ou 10 semaines « expédié » depuis un autre pays est soit illégale, soit fictive.

En France, un chiot ne peut de toute façon pas être cédé avant l’âge de 8 semaines (code rural, article L214-8).

Comment vérifier un éleveur en 10 minutes

  1. Le SIREN : toute personne qui vend des chiots doit indiquer son numéro SIREN dans ses annonces (seule exception : un particulier qui vend au plus une portée LOF par an et par foyer fiscal indique alors le numéro de portée). Vérifiez-le sur l’Annuaire des entreprises (Sirene) : l’activité, l’adresse et la date de création doivent être cohérentes.
  2. La portée au LOF : un chiot « de race » est issu d’une portée déclarée à la Société Centrale Canine. Sur Chiots de Race, chaque portée provient de ces déclarations : si l’affixe et la date de naissance annoncés ne correspondent à aucune portée, posez des questions.
  3. L’identification : l’annonce doit mentionner le numéro d’identification du chiot ou de sa mère. Le chiot doit être identifié (puce ou tatouage) et enregistré à l’I-CAD, fichier national d’identification avant toute cession.
  4. Le site : cherchez la date de création du domaine, les mentions légales, l’adresse de l’élevage sur une carte. Notre outil de vérification rassemble ces signaux pour vous.
  5. Les photos : faites une recherche d’image inversée et demandez une photo ou une courte vidéo avec un objet que vous choisissez (un papier avec votre prénom et la date).

Vous avez déjà payé : que faire ?

  • Ne payez plus rien, même si l’on vous promet le remboursement contre de nouveaux frais.
  • Contactez votre banque immédiatement pour tenter de bloquer ou de contester le paiement.
  • Conservez toutes les preuves : captures de l’annonce et du site, conversations, reçus, numéros de téléphone, coordonnées bancaires.
  • Portez plainte : en ligne via la plateforme THESEE pour les escroqueries sur internet, ou au commissariat ou à la gendarmerie.
  • Signalez l’annonce ou le site : sur PHAROS pour un contenu illicite en ligne, sur SignalConso pour un professionnel, et auprès de la plateforme qui a diffusé l’annonce.
  • Faites-vous accompagner grâce aux fiches et au diagnostic de Cybermalveillance.gouv.fr.
  • Partagez votre expérience sur Chiots de Race : après modération, votre signalement aide d’autres familles.

Les bons réflexes avant tout acompte

Visitez l’élevage, voyez la mère (et le père s’il est sur place), demandez le certificat de naissance LOF de la portée, la carte d’identification et le carnet de santé. Payez l’acompte par un moyen traçable, contre un contrat de réservation qui précise le chiot, le prix, la date de remise et les conditions de remboursement. Et rappelez-vous la règle des messages officiels de sensibilisation : n’acceptez jamais de payer des frais qui n’étaient pas annoncés clairement dans l’offre initiale.

Questions fréquentes

Un éleveur peut-il demander un acompte ?

Oui, c’est courant pour réserver un chiot. Il doit être versé par un moyen traçable, idéalement après une visite, et encadré par un contrat de réservation écrit. Un acompte réclamé avant tout échange, par coupon ou transfert d’argent, est un signal d’alerte.

Un chiot peut-il être livré par transporteur ?

C’est possible, mais rare et coûteux pour un chiot élevé en France. Dans les arnaques, la livraison sert surtout à éviter la visite et à justifier des frais successifs. Privilégiez toujours la remise en main propre à l’élevage.

L’annonce affiche un numéro SIREN : est-ce une garantie ?

Non. Les escrocs reprennent parfois le SIREN d’une entreprise réelle. Vérifiez que le nom, l’adresse et l’activité correspondent bien au vendeur avec qui vous échangez, et que l’éleveur peut vous recevoir à cette adresse.

Où porter plainte pour une arnaque au chiot sur internet ?

Vous pouvez déposer plainte en ligne sur la plateforme THESEE du ministère de l’Intérieur, ou vous rendre au commissariat ou à la gendarmerie. Contactez aussi votre banque au plus vite.

Sources officielles